mardi 8 mars 2011

Jules de Grandin

... Saviez-vous que l'auteur de Weird Tales le plus apprécié en son temps n'est autre que Seabury Quinn, et je vous parle d'une époque où des pointures comme Howard Philips Lovecraft, Robert Ervin Howard ou encore Clark Ahston Smith apparaissaient aux sommaires de la revue.

Moi je ne le soupçonnais pas, mais après avoir lu Jules de Grandin, le Sherlock Holmes du surnaturel (qui réunit deux nouvelles, un roman et une longue préface) au Fleuve Noir je suis tout prêt à le croire.
Jules de Grandin est un détective de l'occulte Français qui opère principalement aux États-Unis, notamment en compagnie de son ami le docteur Trowbrige (un duo qui a par ailleurs peut-être été l'une des influence d'Andrew Singleton & James Trelawney  la paire de détectives créée par Frabrice Boulard ?).
Si, influencé par le titre du recueil on pense à Holmes & Watson, les enquêtes et les personnalités des deux protagonistes qui nous intéressent ici son sinon aux antipodes des Londoniens,  du moins suffisamment différents pour que l'aura des deux Britanniques ne fasse en aucun cas de l'ombre à Grandin et Trowbridge.
Par la barbe d'un bouc vert !

... Dire que l'on ne s'ennuie pas en lisant les récits de Quinn, n'est pas une formule tout faite, ou alors une formule alchimique, jugez plutôt ...
Des femmes nues, des hommes-léopards, des serpents lascifs, des policiers hardboiled, des Templiers, des cannibales, des sacrifices humains (de bébés sil-vous-plaît) ; des aventures où l'on voit Jules de Grandin mentir pour faire accuser une crapule et la voir rôtir sur la chaise électrique, où l'on fusille aprés avoir obtenu les renseignements demandés, où  la science se marie à l'occulte pour combattre les adversaires les plus insensés, bref des ingrédienst épicés agencés avec talent par notre auteur dans des histoires pleines de dynamisme et de rebondissements.
Autre point en faveur d'une redécouverte de Seabury Quinn et de Jules de Grandin, il n'est pas toujours question de dénouement où l'irrationnel se taille la part du lion, il s'agit parfois d'une habile manipulation utilisant la crédulité d'aucuns ; ce qui place le lecteur dans l'expectative jusqu'au dénouement. Magistral ! 
J'ajouterai que le préfacier n'est autre que Francis Saint Martin, un auteur toujours extrêmement documenté et doté de surcroit d'un beau brin de plume. 

4 commentaires:

  1. Toi qui est un homme de goût, dans le Palais des Déviant, on a parlé d'un autre détective du surnaturel, Solar Pons, d'August Derleth :
    http://www.palaisdesdeviants.fr/emissions/emissions/emissions-012.php

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  2. Je l'avions écouté amigo, merci.

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  3. Bah, il y avait des charretées de détectives de l'occulte dans les pulps. Ceux de Manly Wade Wellman sont très bien aussi: Judge Pursuivant, Silver John ou John Thunstone. Ou je parlais je ne sais plus où, récemment, de Pierre d'Artois, redoutable bretteur vivant à Bayonne, sous les remparts de laquelle il affrontait Malik Tous.

    Beaucoup moins farfelus que Jules de Grandin et ses exclamations façon revue de l'Alcazar.

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  4. Heu, en passant, je constate que je n'ai pas précisé que les aventures de Pierre d'Artois, elles sortaient de la plume d'E. Hoffmann Price, et non de M. W. Wellman!

    J'ai été confus et j'en suis confus.

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