vendredi 3 juin 2011

Le royaume des Devins

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Rien ne commence jamais.
... Il n'existe aucun instant initial ; aucun mot ni aucun endroit d'où cette histoire ni aucune autre puisse jaillir.
... Les fils qui tissent un conte peuvent toujours être retracés jusqu'à un conte plus ancien et jusqu'à ceux qui l'ont précédé ; même si les relations semblent de plus en plus ténue à mesure que s'estompe la voix du conteur, car chaque époque exige que le conte soit dit comme s'il était son œuvre.
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Clive Barker en 2009 (accompagné de Grant Morrison)

... J'ai eu la chance de découvrir Clive Barker sur le tard, ou disons à un moment où ce qu'il écrivait trouvait un écho avec mes centres d'intérêt, ou peut-être est-ce lui qui au travers de son écriture m'a ouvert l'esprit. Toujours est-il qu'avec ce roman, traduit par Jean-Daniel Brèque, mon engouement ne s'est pas amoindri.

Ce qui est imaginé n'est pas nécessairement perdu


... Pendant plus de 900 pages Barker m'a tenu en haleine, réussissant à me surprendre même dans les moments les plus banals de la vie de ses personnages, qui sont je vous l'accorde fort rares (et qui par la force des choses n'étaient plus banals puisque Clive Barker y amenait l'élément de surprise) ; comment pourrait-il en être autrement dans ce récit où il est question d'un tapis qui abrite les derniers représentants d'une race magique.

Si le récit est extrêmement captivant, son pouvoir d'évocation est particulièrement puissant : il ravive littéralement  l'imagination de son lecteur, pas moins.

Magnifique !

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