lundi 17 janvier 2011

Captain America 1990



... Si le film d'Albert Pyun  prend pas mal de liberté avec la BD, d'un autre côté il ne fait que reproduire le pli des réécritures successives qui ont transformé les origines originales de Captain America au fil du temps dans son domaine de prédilection, cela reste dans le domaine de l'acceptable. Ainsi le scénario emprunte-t-il ici le biais de faire du Projet Renaissance une conséquence de la création de Crâne Rouge, pourquoi pas.

Avengers n° 5 juin 1997
Une première partie d'une durée approximative de 30 minutes se laisse regarder avec plaisir ; on assiste à la création de Crâne Rouge, à celle de Captain America et à une première rencontre entre les deux ennemis.



..... Et Captain America devient Captain Igloo.



Et nous entrons dans un long tunnel d'une cinquantaine de minutes avant de voir réapparaitre le super-soldat dans son costume (au demeurant fort réussi). Cinquante minutes qui sonnent le glas de ma suspension d'incrédulité en même temps que le film bascule dans le porno.

Même ce chouette masque disparaitra du film


Du moins l'un des aspects du porno, le moins intéressant oserais-je dire, celui qui diffère toujours l'action, qui ressemble à un guide touristique de ruelles dépeuplées, de campagne ensoleillée tout aussi déserte, bref d'ennui profond. Et lorsque Steve Rogers rendosse sa tenue tricolore c'est peine perdu.

Tout cela est d'autant plus fâcheux que l'acteur incarnant le super-héros est physiquement pas mal ressemblant à l'idée que j'ai de Steve Rogers, le costume et le masque de Crâne Rouge sont réussis, les trente premières minutes sont pas mal, bref de quoi faire un bon petit film. Dommage !

1 commentaire:

  1. Tu as mis le doigt sur le seul vrai gros problème de ce film : de nos jours, on a beau jeu de se moquer de la combinaison en latex et du bouclier en plastique du bon captain, mais ce qui pose réellement problème et rappelle que c'est une série B ne pouvant prétendre qu'à une sortie vidéo en France à l'époque, c'est bel et bien cette longue baisse de rythme pendant le milieu du film.

    Ce qui me rappelle que je n'ai jamais vu les téléfilms Captain America avec Reb Brown et qu'il serait temps que je répare cet oubli : tout le monde dit que c'est de la daube, mais si ça se trouve, au moins, on ne s'ennuie pas en les regardant.

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