Accéder au contenu principal

Captain America 1990



... Si le film d'Albert Pyun  prend pas mal de liberté avec la BD, d'un autre côté il ne fait que reproduire le pli des réécritures successives qui ont transformé les origines originales de Captain America au fil du temps dans son domaine de prédilection, cela reste dans le domaine de l'acceptable. Ainsi le scénario emprunte-t-il ici le biais de faire du Projet Renaissance une conséquence de la création de Crâne Rouge, pourquoi pas.

Avengers n° 5 juin 1997
Une première partie d'une durée approximative de 30 minutes se laisse regarder avec plaisir ; on assiste à la création de Crâne Rouge, à celle de Captain America et à une première rencontre entre les deux ennemis.



..... Et Captain America devient Captain Igloo.



Et nous entrons dans un long tunnel d'une cinquantaine de minutes avant de voir réapparaitre le super-soldat dans son costume (au demeurant fort réussi). Cinquante minutes qui sonnent le glas de ma suspension d'incrédulité en même temps que le film bascule dans le porno.

Même ce chouette masque disparaitra du film


Du moins l'un des aspects du porno, le moins intéressant oserais-je dire, celui qui diffère toujours l'action, qui ressemble à un guide touristique de ruelles dépeuplées, de campagne ensoleillée tout aussi déserte, bref d'ennui profond. Et lorsque Steve Rogers rendosse sa tenue tricolore c'est peine perdu.

Tout cela est d'autant plus fâcheux que l'acteur incarnant le super-héros est physiquement pas mal ressemblant à l'idée que j'ai de Steve Rogers, le costume et le masque de Crâne Rouge sont réussis, les trente premières minutes sont pas mal, bref de quoi faire un bon petit film. Dommage !

Commentaires

  1. Tu as mis le doigt sur le seul vrai gros problème de ce film : de nos jours, on a beau jeu de se moquer de la combinaison en latex et du bouclier en plastique du bon captain, mais ce qui pose réellement problème et rappelle que c'est une série B ne pouvant prétendre qu'à une sortie vidéo en France à l'époque, c'est bel et bien cette longue baisse de rythme pendant le milieu du film.

    Ce qui me rappelle que je n'ai jamais vu les téléfilms Captain America avec Reb Brown et qu'il serait temps que je répare cet oubli : tout le monde dit que c'est de la daube, mais si ça se trouve, au moins, on ne s'ennuie pas en les regardant.

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Report [Scott Z. Burns / Adam Driver / Annette Bening]

« Il faut se reporter au sentiment qui prévalait en Amérique au lendemain du 11 septembre. La peur et la paranoïa étaient immenses, et je ne puis que conjecturer sur l'anxiété qui devait régner au sein de la CIA du fait de n'avoir pas pu prévenir ces attentats. » S cott Z . B urns              The Report , du réalisateur & scénariste S cott Z . B urns, est un film d'autant plus intéressant qu'il relate une enquête tout ce qu'il y a de plus ennuyeuse d'une manière très attrayante.  En effet, pendant 7 ans à partir de 2009, à la demande de la sénatrice D ianne F einstein, D aniel J . J ones va, avec une équipe restreinte ( sic ) , consulter d'innombrables documents afin de faire la lumière sur les différentes formes de torture  utilisées par la CIA sur des prisonniers, entre 2001 et 2006, durant ce qui a été convenu d'appeler la « guerre contre le terrorisme ». Et sur leurs résultats. Et contre toute attente, ce film de 2 heures captive de

Mascarade [Ray Celestin / Jean Szlamowicz]

Deuxième opus de sa tétralogie consacrée au jazz et à la Mafia, Mascarade de R ay C elestin reprend une nouvelle fois l'idée d'une écriture sous contrainte.  Assurément, si dans le premier tome le romancier britannique s'inspirait d'une nouvelle de l'auteur japonais R yūnosuke A kutagawa [ Pour en savoir + ], il reproduit cette fois-ci la structure de l’enregistrement de «  West End Blues  », un  morceau de L ouis A rmstrong.  Un Louis Armstrong qu'on retrouve d'ailleurs comme protagoniste dudit roman, dont l'action se déroule en 1928, à Chicago ; en compagnie des détectives Michael Talbot et Ida Davies , également fidèles au poste. En l’occurrence celui de l'agence Pinkerton .  « J’avais l’intention de faire en sorte que mon livre suive fidèlement l’arrangement de ce morceau et que chaque personnage constitue un élément de l’instrumentation »             Si je suis particulièrement amateur du jazz des « Roaring Twenties »,  je doi

Un océan de rouille [C. Robert Cargill / Florence Dolisi]

Un océan de rouille , dont l'indispensable couverture d' A urélien P olice dit tout ce qu'il faut savoir du pacte de lecture qui attend le lecteur, est un magnifique tour de force. De fait,  stocké, fragmenté, sous une forme ou une autre, le roman de C . R obert C argil est déjà disponible dans l'imaginaire collectif. Mais le coup de maître du texan est justement de n'avoir pas voulu créer un alphabet nouveau, un projet qui ne fait généralement pas de prisonnier, mais plutôt une nouvelle combinaison de mots anciens. Pour le coup très attractive.             Dans un avenir lointain, post-humain, post-singularité, l'alternative est simple : faire partie d'une UMI (Unification Mondiale des Intelligences), ou faire face à l'obsolescence programmée en étant libre. Un océan de rouille met en concurrence ces deux options au travers du destin de Fragile , une Aidante modèle Simulacrum. Une cannibale. Or donc, si Fragile se verra embarquée dans une quê