Accéder au contenu principal

GLOBALIA (Jean-Christophe Rufin)

Globalia est un roman d'aventures et d'amour, une fable visionnaire sur la mondialisation sous-tendu par une réflexion sur l'état du monde… Une réflexion qui repose sur deux idées principales : d'abord, imaginer l'évolution possible des rapports Nord-Sud, sujet que connait assez Jean-Christophe Rufin, bien puisque, par profession, il voyage entre pays riches et pays pauvres. Ensuite, exploration de l'inattendu des démocraties, qui, après avoir triomphé dans les années 1990, commencent à révéler de plus en plus un caractère sinon totalitaire, du moins pas si paradisiaque qu'on le prétend.
______________
.... Globalia faisait partie de ces romans qui, inexplicablement alors que je veux impérativement les lire, sont sans cesse repoussés. 
Une lecture ajournée qui n'est plus maintenant qu'un mauvais souvenir. 
Longtemps désiré, mais paradoxalement assez rapidement jugé pour ce qu'il n'était pas. 

En effet, très vite le roman de Rufin m'est apparu au mieux comme un ersatz d'illustres prédécesseurs : 1984, Fahrenheit 451, Le Meilleurs des mondes, L’Âge de cristal ou encore Watchmen
Mais c'est moi qui faisait fausse route, à l'instar de l'imbécile à qui on montre la Lune

Très astucieux, tellement que j'ai failli m'arrêter avant la fin. 

Globalia est un roman très riche dont je n'ai découvert la profondeur, la substantifique moelle serais-je tenter de dire, que rétrospectivement. Le type même de récit qu'on prend plaisir à relire quelques années plus tard, comme on sort sa boussole pour vérifier son azimut. 

En tout cas un roman qui laisse, à n'en pas douter un souvenir extrêmement vivace.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Doctor Strange Legacy [Cates / Hernández Walta / Duclos]

La curiosité m'avait poussé, il y a 4 ou 5 ans, à m'intéresser au travail d'un nouveau venu du nom de Donny Cates. Depuis il a fait son petit bonhomme de chemin et est devenu un scénariste en vue de la Maison des idées™.
Et c'est tout à fait mérité.

Donny Cates n'est pas le genre à vouloir réinventer la poudre, pour finalement accoucher d'un pétard mouillé (qui a dit Tom King ?). Son domaine c'est le divertissement, l'évasion, et très souvent un excellent moment de lecture. 

Cette reprise de la série « Doctor Strange », 5 numéros mensuels compilés dans ce premier tome, en est la carte de visite idéale. 

Si l'adaptation cinématographique du personnage, créé par Stan Lee & Steve Ditko en 1963, lui a permis de retrouver les têtes de gondole des comics shop, on est toutefois passé par un petit lifting façon Jason Aaron & Chris Bachalo [Pour en savoir +] pour la version bande dessinée.

Mais rassurez-vous, ne rien connaître du personnages et de ses pré…

Immortal Hulk [Al Ewing / Joe Bennett / Thomas Davier]

Certainement mal luné, j'avais calé sur le premier numéro de cette relance du géant de jade. Néanmoins, mon intérêt pour le travail du scénariste Al Ewing m'a convaincu de laisser une seconde chance à cette série.
Sans toutefois oublier qu'un scénaristes travaillant pour des entreprises telles que Marvel ou DC Comics, lesquelles sont les propriétaires des personnages (et des histoires) qu'elles publient, c'est un peu comme d'être un jockey. 
Tout aussi prometteur qu'il soit, ce dernier est au service du cheval, et au ordres du propriétaire via l'entraîneur. Chaque Grand prix est surtout l'occasion de retenir le nom du cheval.
Ceci étant dit quid de ce nouveau départ ? 

Pour ce nouveau run, Hulk renoue donc avec ses origines sixties, et s'inspire de l'errance qu'avait popularisée la série télévisée des années 1970 avec Bill Bixby et Lou Ferrigno.
Ce parti pris d'un personnage en cavale est aussi surtout une forme de réflexe atavique très é…

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…