mercredi 30 décembre 2009

Yor le chasseur

... Ce dont je vais parler en introduction dans ce billet n'est pas le fruit de mon imagination.

Il y a une époque pas si lointaine où l'on trouvait pour des sommes assez modiques des bandes dessinées au troquet du coin. Les plus petits villages de France & de Navarre proposaient une pléthore de titres dans un registre sacrément éclectique.
Aujourd'hui c'est une autre paire de manches, d'une part les prix ont perdu l'habitude d'être modestes n'est-ce pas Pompon (je ne parle même pas de ceux pratiqués en librairie) d'autre part , trouver une presse (ou un tabac presse) suffisamment approvisionnée devient une gageure - on a plus de chance de trouver une aiguille dans une botte de foin - sans parler de la diversité des genres proposée, qui a dû se faire la malle avec la belle Lurette depuis des lustres.

Ceci étant dit, foin de nostalgie et entrons dans le vif du sujet.

... J'ai remis la main dernièrement sur un exemplaire du numéro uno de Karacal, revue paru au début de l'année 1976.
Si j'entamais ce billet en parlant de l'éclectisme qui garnissait si bien les rayonnages, cette diversité se retrouvait aussi au sommaire des BD que nous pouvions lire.
Ce numéro par exemple, propose deux histoires de western, une troisième plus contemporaine se déroule à Daytona dans le milieu des courses automobiles et celle dont je vais parler, nous plonge carrément aux temps préhistoriques.

Yor le chasseur nous conte l'histoire du héros éponyme, un beau jeune homme blond, obnubilé par ses origines et qui tente en compagnie de la belle Ka-Laa et du vieux sage Pag d'en percer le secret.
Yor est à l'origine une bande dessinée argentine fruit de la collaboration de Ray Collins (pseudonyme d'Eugenio Zapietro) au scénario et de Juan Zanotto au dessin.

"Je ne copie pas, j'essaie juste de faire pareil, ce n'est pas pareil"
Harry Staute


... Si d'aventure vous lisez aujourd'hui Yor le chasseur il est fort probable que son histoire vous rappelle quelque chose : Car Yor est un extraterrestre égaré aux Temps des âges farouches à l'instar d'un autre personnage de bande dessinée bien plus connu :

Thorgal
est lui aussi un extraterrestre égaré sur notre belle planète mais au "temps des Vikings".

Ceci ne veut pas dire pour autant que Jean Van Hamme s'est inspiré de Yor, des extraterrestres évoluant à différentes époques sur la planète Terre sans savoir qu'ils viennent des étoiles on doit pouvoir en trouver d'autres.

D'autant que si l'idée de départ est similaire, le traitement ne l'est pas forcément un peu comme pour la série XIII et La mémoire dans la peau de Robert Ludlum.

En tout cas qu'un auteur utilise l'idée d'un autre n'est pas rédhibitoire en ce qui me concerne, et ne perdons pas de vue qu'il est aussi permis d'appliquer une telle grille de lecture à notre éphèbe des cavernes.

Or donc, si vous voulez apprécier le trait élégant et particulièrement dynamique de , je vous donne rendez-vous ici.

mardi 29 décembre 2009

Brought To Light



."Le tout est de savoir s'y prendre,
de savoir concentrer son esprit sur le seul point,
de savoir s'abstraire suffisamment pour amener l'hallucination
et pouvoir substituer le rêve de la réalité à la réalité elle-même."

Joris-Karl Huysman - À rebours


... Si vous voulez écouter Alan Moore dans une version audiophonique de son histoire Shadowplay, The Secret Team illustrée par Bill Sienkiewicz, c'est possible :

En extrait : This is not a Dream







Quelques pages supplémentaires du comic book par ici.

lundi 28 décembre 2009

Batwomyn

ou "comment brûler la chandelle par les tabous".




... Womyn est un terme visant à remplacer celui de woman pour les tenants du politiquement correct qui veulent ainsi briser les chaînes de la sémantique et s'affranchir de l'hégémonie du man.

dimanche 27 décembre 2009

Weird Wally



Les éléments qui seront mentionnés ici proviennent pour partie de documents "déclassifiés" de la Navy et d'investigations que j'ai moi-même menées.
Les lieux ainsi que les noms ont été changés pour des raisons qu'il est aisé de comprendre.

... En 1943, au large des côtes britanniques le sous-marin de la marine américaine, de classe Tiger Shark (Requin Tigre) Mxxxx fait route vers son port d'attache.
Il revient d'une mission de renseignements effectuée au large des ports bretons, dans la région de Lorient plus précisément quand il reçoit un message du Haut Commandement ordonnant aux bâtiments se trouvant à proximité de la zone "X-Y" de se dérouter afin de porter secours aux rescapés d'un navire britannique victime de l'attaque d'un U-Boot.
Le lieutenant Brice donne l'ordre de changer de cap et de se rendre sur les lieux. Trois rescapés sont recueillis à bord du sous-marin américain (sur près de quatre cents passagers et membres d'équipage).

D'après les témoignages recueillis, peu nombreux il est vrai, c'est à partir de ce moment que des événements étranges ont commencé a se manifester.
Phénomènes résultant de la tension créé par les attaques d'un navire allemand et de plusieurs avaries mécaniques ou alors, de caractère surnaturel ?

C'est au travers d'un des membres de l'équipage qu'il est peut-être possible d'y voir plus clair.

... Wally Wallace plus connu sous le sobriquet de Weird Wally (Weird = étrange, mystérieux, bizarre) est un membre plutôt atypique de ce sous-marin, il n'existe d'ailleurs pratiquement pas d'éléments biographiques sur cet insolite personnage en dehors de cet étonnant épisode de la seconde guerre mondiale que la Navy a cru bon de classifier "secret défense".
Cependant mon enquête permettra de jeter un faible halo sur un passé possible et un après envisageable, et par ce biais de comprendre un peu mieux ce qui a pu arriver à ce sous-marin en 1943 au "beau milieu" de l'océan Atlantique.

Or donc, Weird Wally dont la fonction à bord n'a pas été très bien cernée, semble avoir occupé un poste "polyvalent".


"Soudain son cœur se retourna dans sa poitrine. Cette énorme et répugnante créature était face à lui. La bouche du spectre se déforma aussitôt dans un rictus terrible et menaçant. L'ectoplasme poussa alors un long cri guttural, son haleine empestait la morue en décomposition et la peau de gorille puis, il s'avança vers lui, le dos voûté, sans aucune hâte, doucement, tout doucement."
Capable de lire un écran radar, d'effectuer des tâches mécaniques, plongeur autonome et semble-t-il griot subaquatique comme le montre cet extrait d'une histoire qu'il racontait (selon les témoignages) aux membres de l'équipage, peu de temps avant que les rescapés soient recueillis à bord du sous -marin.


Il avait aménagé à bord un espace personnel certes de faibles dimensions mais plein à craquer de revues telle que "The Incredibly Weird Tales" sous-titrée "Strange ! Mysterious ! Satanic !" ou de roman comme "The Natives of Netheirworld" de Pierce Mileston.
Le roman et la revue ont été retrouvés après le funestes épisode auquel a pris part Weird Wally.
Ils ont été conservés avec le dossier dans les archives de la Navy.

Plusieurs témoignages permettent de se faire une idée plus précise de la personnalité de Wally au travers justement de son "carré".
Tapissé de romans, de revues donc mais aussi d'animaux conservés dans des bocaux et par des procédés de taxidermie - notamment une "patte de singe" dont chacun connait les vertus de talisman et son pouvoir en matière de vœux -, équipé d'une radio et d'une machine à écrire Remington, ce dernier objet m'incline d'ailleurs à penser que Wally Wallace était probablement l'un de ces écrivains travaillant sous un nom de plume pour l'une ou l'autre maison d'édition de l'époque, et que les histoires qu'il racontait à l'équipage étaient son œuvre.

Ceci étant, il faut dire maintenant que Weird Wally avait, avant tout le monde cerné et compris la cause des phénomènes étranges qui se déroulaient à bord du sous-marin. Selon le témoignage de Cxxx il aurait déclaré : " [..] les ectoplasmes n'appartiennent ni au Ciel ni à l'Enfer, ils se situent entre les deux dans une zone floue. Les ectoplasmes doivent obtenir satisfaction pour échapper à leur sort. [..]" Était-ce l'œuvre de la tension qui faisait délirer le sous-marinier ou le taux anormalement élevé d'hydrogène qui agissait comme un puissante hallucinogène ?

À la lumière de mon enquête, bien que l'on ne puisse aujourd'hui négliger ces possibilités il apparaît que Weird Wally était ce que l'on peut appeler un magicien, ou plutôt un chaman. Quelque soit l'origine de l'histoire qu'il raconte à l'équipage, elle est prophétique.
Son intuition concernant la nature des ectoplasmes est juste et totalement appropriée aux événements qui se sont déroulés ensuite dans le sous-marin, du moins tels que je les interprète.

En recoupant le témoignage d'un des rescapés qui l'a assez bien connu avec la lecture de The Nature of Neitherworld et de The Incredibly Weird Tales, plus quelques notes manuscrites de Weird Wally glissées dans les ouvrages en question, il ne fait aucun doute que ce dernier était capable de "lire" l'avenir.


Comment ?


Grâce aux Cracker Jack® Prizes !

... Cracker Jack® est une friandises qui apparaît pour la première fois lors de l'Exposition Universelle de Chicago de 1893 (rien d'étonnant donc à ce que dans les mains de quelqu'un ayant quelques aptitudes elle se révèle plus qu'elle n'est [Cf. Les différentes études que j'ai déjà consacrées à l'Exposition Universelle de Chicago de 1893]), mais c'est en 1912 que la marque se distingue de ses concurrentes, en incluant une surprise à l'intérieur de chaque paquet : un petit jouet, le Cracker Jack Prize.

Weird Wally avait donc développé à la manière du I Ching (le Livre des Changements) un système d'oracles certes nettement moins compliqué que celui du sage Pao-Hsi, mais tout aussi efficace semble-t-il et surtout rapide :


En ouvrant la "surprise" le sachet révélait un jouet qui aux yeux de notre chaman des abysses devenait alors un signe susceptible d'une interprétation particulière quant à ce que pouvait réserver l'avenir.

Toutefois, dés lors que la réponse était apparut à Wally, il utilisait alors le "jouet" comme amulette en confectionnant différents colliers servant de gri-gri.

Si cela peut sembler tiré par les cheveux à un lecteur cartésien, je rappellerai qu'entre les années 1933 et 1936 pour ce que l'on sait la société des frères Rueckheim a, sous couvert du Cracker Jack Mystery Club, effectué de la détection et de la sélection de "sujets psy, de voyants, de médiums" en vue d'applications restées pour l'instant mystérieuses.
Pratique qui n'est pas sans rappeler les opérations de la C.I.A connues sous les noms de Stargate ou MK-Ultra.

Il est fort à parier que Wally Wallace dit Weird Wally a fait partie de cette expérience. Ce qui explique le flou de son passé et sa mystérieuse disparition après le mois d'août 1943. Certaine sources soutiennent qu'il se serait retiré en Angleterre et qu'il aurait poursuivi ses activités de magicien et d'écrivain.

En tout état de cause la personnalité de Weird Wally éclaire d'un jour différent tout un pan de notre Histoire et fait sauter quelques verrous de ce que d'aucuns appellent la Réalité, et je ne peux que l'en remercier..... où qu'il soit.

samedi 26 décembre 2009

Qetesh

... Les scientifiques du programme SETI et de l'agence Stargate ont remarqué que les habitants de la planète répertoriée P8X-412 vénèrent une déesse qui appartient également au panthéon de notre planète, et plus précisément à la mythologie égyptienne : Qetesh.



Qetesh aussi connue sous le nom de Qadesh, est une déesse que certains pensent "importée" de Syrie et dont le culte fut adopté par les Egyptiens. Elle est représenté nue de face (ce qui accrédite que c'est une déesse d'origine étrangère pour les tenants de cette hypotése), coiffée d'un disque solaire et "montée" sur un lion.
D'autres avancent qu'il s'agit d'une incarnation de la déesse de la beauté et de l'amour Hathor, la déesse par excellence.

Pour ma part, je suis partisan que les dieux et les déesses sont les maîtres du travestissement et du voyage. Ainsi, au fil du temps et des lieux, émigrant par exemple dans les bagages de la conscience collective des colons et autres voyageurs en utilisant leur don d'ubiquité - parfois à des époques immémoriales - ils se sont implantés sur différents continents et ont développé quelquefois en même temps, des cultes aux caractéristiques communes mais cependant différents.

La preuve par l'exemple :

... María Lionza la déesse du Venezuela est représentée par une femme nue chevauchant un tapir, ce qui n'est pas sans rappeler Qetesh.
Elle est la femme originelle, protectrice de la nature et des animaux et son culte n'est pas sans évoquer des racines africaines : la Santeria et le Vaudou ne sont jamais bien loin.

En plein Caracas, on peut d'ailleurs admirer une statue de la déesse.



... Or donc, les scientifiques du SETI et de Stargate disais-je ont déterminé que Qetesh / Hathor fait l'objet d'une vénération équivalente au culte d'hyperdulie. La passion dont elle est l'objet atteint son zénith à ce qui correspond au 26 décembre du calendrier grégorien.

Fulchibaristique n'est-il pas !?

Ainsi puisque Hathor occupe une place particulière dans mon panthéon personnel .......













vendredi 25 décembre 2009

The Muscular Voice of Fulchibar

Ou petit précis quant à l'utilisation d'un artefact commun afin d'approcher le fulchibar, et où le fulchibar, tel le silence, devient un miroir.


Qu'est-ce que le fulchibar ?
Si personne ne me le demande, je le sais ;
mais si on me le demande et que je veux l'expliquer,
je ne le sais plus.


Ray Werber - Eutologue


Quel est donc cet artefact capable de nous aider à cingler à la surface de l'inconscient collectif électrique, de science-fictionner la réalité ?


Un banal paquet de cigarettes et plus précisément, un paquet de Camel©, véritable couteau suisse du psychonaute, sucre rapide de l'imagination.

Si la mythologie est une cristallisation de l'Histoire, alors cela nous laisse un joli panier où lancer notre ballon de balivernes.
Tom Robbins

... Primo, le paquet de cigarettes est au carrefour de la Nature et de la culture de masse c'est en quelque sorte le symbole de la transformation des fruits de la nature en produits manufacturés de grande consommation.

La quadruple racine

Secundo, si les trois Éléments sont largement partagés par toutes les créatures, le feu n'est l'apanage que de l'être humain et on ne peut être plus proche du feu qu'en fumant, ce qu'ont bien compris moult chamans de par le monde.
Ainsi certains n'hésitent pas à voir en chaque fumeur l'incarnation de Prométhée, celui qui vole le feu aux Dieux et le ramène chez les Hommes : "Si les poètes nous rappellent nos rêves, les hors-la-loi les réalisent" - Saul Gliçand.

Cependant si la consommation de tabac manufacturé n'est pas à encourager, il n'y a pas de fumée sans feu.
Car la fumée est l'incarnation par excellence de l'incertitude, du désordre et de la surprise, de l'illégalité et du mauvais goût.
Et des trucs qui font dans la nuit. La fumée, dont les spirales nous relient à la spirale de notre système solaire, à celle de notre hélice ADN et à toutes celles qui existent dans l'entre deux : coquille d'escargot, cœur de marguerite, cyclone, vortex (que l'on appelle trou de ver chez nos amis les indiens de l'espace) &cætera .....


Or donc, si la fumée sera notre compagne lorsque le chaos dansera de ses sabots pointus sur le linoléum de la piste aux étoiles cela sera de l'ordre de l'idée, notre relation avec le tabac restera bien évidemment platonique.
Car le platonique est à l'abstinence ce que le vodkanique est à la pratique. Fermer le ban !

Ceci étant dit, il est grand temps de mettre de la célérité dans le potage de nos divagations et de mettre au jour ce qui fait de ce paquet de cigarettes la diligence de notre voyage.

KADANKABARA !

... Né en 1913, d'une géométrie logique, parfaite et synthétique la forme du paquet ne parvient cependant pas à dissimuler le rébus à caractère ludique qui le décore.

Les Camel© arrivèrent sur le marché américain en 1914, funeste année s'il en fut (de canon).



C'est Old Joe, le vieux (sic) chameau du cirque Barnum & Bailey qui servit de modèle à celui dessiné sur le paquet - photographié par Roy C. Haberken, le secrétaire de Richard Joshua Reynolds - et pour faire bonne mesure, on (?) ajouta des pyramides et des palmiers derrière l'ongulé.

Ce paquet devint si populaire qu'en 1958 un tollé souleva les aficionados de la marque à l'annonce d'une modernisation "du chameau et des pyramides" et R.J. Reynolds Jr. le fils du fondateur de la R.J. Reynolds Tabacco Company, vendit en signe de protestation une partie de ses actions. Milles sabords, voilà un capitaine d'industrie qui savait sentir d'où venait le vent.

Si le paquet de Camel© traverse aussi aisément l'espace et le temps, l'espace comprit ici comme moyen d'empêcher toutes les choses de se trouver au même endroit et le temps entendu, non comme un but mais comme un moyen, c'est à ses arabesques qu'il le doit.


Arabesques que nous allons derechef détailler :

Deux pyramides : Cette construction la pyramide donc, à la fois tombeau - l'énergie d'icelle préserve les dépouilles mortelles c'est bien connu, astrolabe ou encore temple.
La pyramides qui grâce à sa forme peu créer ou amplifier une fréquence d'énergie que les scientifique appelle le bioplasme, les philosophe "l'énergie vitale" et les chinois le t'chi.
Une énergie capable d'intensifier les processus mentaux et d'accroître l'énergie sexuelle. Pas moins.

Le désert : Métaphore à la fois du lieu inhospitalier par excellence certes mais aussi territoire des illusions et des mirages. Mais ce désert-ci nous offre ... Des Palmiers : dont le fruit est essentiel à qui veut y survivre, des palmiers qui signalent une oasis, havre de paix et de réconfort, et de subsistance.

Et au premier plan, un chameau : appelé "vaisseau du désert", dont la bosse nous dit-on renferme une réserve d'eau mais surtout nous enseigne que si comme le chameau nous perfectionnons nos ressources intérieures, si nous possédons comme le clame la sagesse populaire "en notre for intérieur" l'énergie nécessaire, alors nous pouvons traverser n'importe quel désert et survivre dans un environnement hostile quel qu'il soit.
Le chameau c'est aussi Gimel en hébreu, et Gimel c'est le chemin qui mène de Tipheret à Kheter sur l'arbre kabbalistique des dix sephirot.

Toutefois ce vieux chameau a encore quelques secrets.


Observez attentivement l'épaule gauche de l'animal et laissez votre regard glisser le long de sa patte avant. On distingue ......... une silhouette féminine.



C'est Hathor, la déesse égyptienne de la fertilité, de l'ivresse et de la musique ♫, autrement dit sexe, drogue et rock 'n' roll une cibouère de protectrice quelque soit le périple que l'on puisse envisager, non !?

... Or donc vous comprenez maintenant comment ce simple paquet de cigarettes est devenu dans les mains d'un chaman grâce au fulchibar, un artefacts capable d'inséminer le réel - labile par essence - et d'ouvrir les portes d'un outrepart ignoré du commun des mortels.

Alors en voiture Simone ! C'est moi qui conduit, c'est toi qui klaxonne.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël


... Au moment de la sortie des classes, l'institutrice remarque un gros homme devant l'école, un homme qu'elle n'a jamais vu auparavant.

Les enfants sortent, les classes se vident et l'homme est toujours là.

La maîtresse s'avance vers lui et s'enquit : "Vous attendez un enfant ?"

Le gros homme : - "Hein, non ! J'ai toujours été un peu fort vous savez."

mercredi 23 décembre 2009

La Route


"Un seul flocon gris qui descendait, lentement tamisé.
Il le saisit dans sa main et le regarda expirer là,
comme la dernière hostie de la chrétienté."


... La Route (2006), le roman de Cormac McCarthy prix Pulitzer, adapté récemment au cinéma existe aussi en format audio.

J'ai expérimenté avec bonheur les livres audio avec le premier tome de la trilogie Millénium un peu avant la période estivale. Je récidive donc avec La Route interprété, excellemment interprété devrais-je dire par Eric Herson-Macarel.

... Alors que je m'abandonnais tranquillement sans velléités particulières au premier chapitre, j'ai été aussitôt ou presque, happé et par le texte et par la voix captivante du conteur.
Résultat : dix chapitres plus tard j'ai par la force des aléas de la vie arrêté mon périple avec une seule hâte, reprendre La Route dés que j'aurai un moment de libre.

Ce roman est le récit d'un homme et de son fils marchant dans un monde que l'on peut qualifier de "post-apocalyptique" pour faire court et sobre, recouvert de cendres et pratiquement désert. Ils poussent un vieux caddie bourré de couvertures, de boîtes de conserve, d'une lampe à huile ...
Et d'un rétroviseur, pour surveiller leurs arrières.
Direction, le sud....


Ce qui frappe dés l'amorce du premier chapitre, c'est la simplicité de la narration, en totale adéquation avec la simplicité des rapports entre l'homme et l'enfant.
Deux êtres humains dont on ne connaît pas le nom (au point où j'en suis arrivé pour l'instant en tout cas), un père et un fils ; un père dont le but hormis survivre est de conserver sa dignité humaine.

Pour vous faire une petite idée, voici un extrait du livre audio, le premier chapitre :








mardi 22 décembre 2009

En quête des pas perdus

Le véritable voyage ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
M. Proust



... Alors qu'en France nous vivons dans un système métrique avec des mesures à caractères fixes, saviez-vous qu'en Chine l'unité de mesure est variable ?

Le li par exemple, qui correspond vaguement à 400 de nos mètres est une mesure d'espace mais aussi de temps.
Ainsi pour grimper au sommet d'une colline il y plus de li que pour en descendre. Le li c'est le temps que l'on met pour parcourir un espace donné.

Or donc, si la Tour Eiffel était en Chine on ne l'appellerait pas mon oncle, mais elle serais plus grande des pieds à la tête que de la tête au pieds.

Fulchibaristique n'est-il pas !

lundi 21 décembre 2009

dimanche 20 décembre 2009

Invertica







... Les numéros 11 & 12 de la série Tom Strong forment un diptyque où le héros éponyme retrouve Tom Strange, une ancienne connaissance.
Celui-ci a quitté sa planète 30 ans plus tôt et, écrémant la Voie lactée à pied il atterrit à Millennium City, le fief de Tom Strong et de sa famille.
Si la particularité de la planète de Tom Strange est d'être l'exacte réplique de la Terre (ou peut-être est-ce l'inverse ?), ce dernier est par ailleurs un saisissant sosie de Tom Strong.

Étrange !

La première histoire d'ailleurs intitulée Étrange réunion permet au lecteur d'en apprendre plus sur cette planète et sur ce personnage par l'intermédiaire du génial Tom Strong.
Nonobstant, aussi fascinant que soit l'exposé du super-aventurier de la science il n'en demeure pas moins que ce qui est tu est important.


2001

Aparté
: On assiste avec la rencontre de ces deux personnages à la mise en scène de l'une des techniques d'Alan Moore : introduire un personnage censément avoir déjà partagé des aventures avec le personnage principal de la série (et d'une certaine manière être déjà connu des lecteurs) alors qu'il n'en est rien.

En fait Moore réussi à construire un passé à Tom Strong au fur et à mesure que la série se développe, en utilisant avec énormément de brio l'effet de rétroaction (feeback).
Le naturel avec lequel agissent et interagissent les personnages déteint sur le lecteur qui aussitôt se sent en terrain connu et finit par croire ce qu'il lit.
1951

Ainsi il appert que la ville où réside une partie des héros de cette planète jumelle est appelée Invertica et que lesdits héros sont d'anciens personnages publiés à Millennium City dans une revue anthologique nommée America's Best Comics.

Revues que donne d'ailleurs à lire Tom Stong à son hôte.



Aparté : Si Tom Strange est dans le récit un personnage qui apparaît dans une bande dessinée que lui montre Tom Strong. C'est-à-dire qu'il est un personnage de fiction dans la fiction.
Il est aussi un personnage de bande dessinée publié dans les années 40 dans une revue effectivement appelée America's Best Comics dans notre réalité.
Il semble aussi que Moore n'avait pas connaissance des bandes dessinée publiées sous ce nom dans les années 40 lorsqu'il a imaginé son propre label.

1942

America's Best Comics, c'est exactement le même nom qu'Alan Moore a donné à son propre label de bandes dessinées publiée par Wildstorm / DC Comics dans notre réalité.

Vertigineux.

Coïncidence, concours de circonstance ?

Ou manifestation manifestement magique, cette magie qu'explore le conteur de Northampton ?

Toujours est-il que Moore écrit deux numéros d'une densité incroyable et qu'il réussit en même temps à leur donner la légèreté d'une de ces histoires d'antan tout en exacerbant notre sens de l'émerveillement.

Une véritable prouesse.

Or donc, il est temps de dire ce qui est tu.

Terra Obscura et la ville d'Invertica en appellent vous l'avez deviné, à la camera obscura.


1963

Système qu'a d'ailleurs proposé Moore dans une autre de ses séries (1963 dans le deuxième numéro précisément) dans les pages de (fausse) publicité (Voir ci-dessus).

Lire Moore c'est un peu comme pénétrer le monde des matriochkas, ou éplucher des oignons avec le plaisir de la nouveauté en plus.

1951

1960

2001

... Cependant le scénariste de Northampton ne cède pas au plaisir de la complexification pour elle-même. Au contraire, il propose notamment avec cette série en particulier, de s'adresser à plusieurs générations de lecteurs. En outre, il offre légalement la possibilité de découvrir à chaque nouvelle lecture (d'un même récit) une nouvelle histoire transformé par le lecteur lui-même.
Une sorte de récit interactif en somme.

Si une série comme Tom Strong offre la possibilité de divertir les plus jeunes ainsi que des lecteurs plus matures elle propose aussi des pistes de réflexion (d'une étendue plus générale) pour qui veut bien les suivre sans pour cela alourdir l'histoire.

Comme par exemple, cette référence à la technique de la "caméra obscura"......


Fulchibar