Accéder au contenu principal

La poudre et la cendre [Taylor Brown / Mathilde Bach]

Premier roman de Taylor Brown a avoir été publié en France, je vous recommande  aussi le suivant, Les dieux de Howl Mountain, « La poudre et la cendre » est le récit d'une fuite sanglante et romantique en pleine guerre de Sécession.
            C'est l'histoire captivante de Callum et d'Ava, traqués par une bande de bushwhackers.
Taylor Brown y décrit la rudesse d'un conflit vu au travers des péripéties du jeune couple, et des vicissitudes d'une population aux abois. La guerre n'y est heureusement pas une toile de fond simplement fonctionnelle ; mais bel et bien un personnage majeur de l'histoire.
Si le conflit est rude pour les soldats, 750 000 ont été tués entre 1861 et 1865, il l'est peut-être plus encore pour les civils.
Taylor Brown montre bien que la guerre est essentiellement une mécanique qui s'émancipe des causes et des raisons de sa venue pour ne viser que sa propre survie, au travers d’exactions dénuées de raisons, hormis sa seule continuation. L'escalade devenant sa raison d'être.
            Si « La poudre et la cendre » m'a paru peu claire dans ses toutes premières pages, l'auteur reprend rapidement le dessus.
Il s'autorise même un twist surprenant (et finalement révélateur), et une acmé certes sensationnaliste, mais que le contexte rend acceptable.
J'aurais préféré une fin plus ouverte, mais les choix que fait Taylor Brown fonctionnent aussi très bien.
    
 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Atlanta Deathwatch [Ralph Dennis]

Dans le courant des années 1970, un sous-(mauvais) genre populaire promettait des romans d'action au format « poche » ( paperbacks ), sous des couvertures aussi aguichantes que ce que s'attendait à y trouver les amateurs, essentiellement masculins, de ce type de lecture.  Prétexte à des scènes plus « chaudes » les unes que les autres, l'action (qui prenait souvent l'apparence d'une violence complaisante) n'y était là que pour empêcher lesdits romans d'être exclusivement vendus dans les sex-shops . Ou peu s'en faut.  Toutefois au sein de cette production standardisée (et nombreuse), certains auteurs arrivaient à sortir du lot en produisant des récits hard-boiled qui n'avaient rien à envier à ceux des maîtres du genre - H ammett, C handler pour ne citer qu'eux, mais dans un registre un peu différent.  R alph D ennis (1931-1988) était de ceux-là.              Jim Hardman est un ex-policier dans la quarantaine, détective privé sans licence, du moins

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er