Accéder au contenu principal

The Hypernaturals (#2 à 4) BOOM! Studio

.... En fonction de la manière dont on envisage la plupart des histoires de super-héros, et a fortiori de héros ou comme ici d’hyper-héros, l’équipe des Hypernaturals, dans un contexte disons informatique, comme j’ai envisagé que la série avait été écrite (Pour en savoir +) - ce qui est somme toute logique puisque le nanocène a été configuré par une A.I. (Intelligence Artificielle) - , peut être considérée très sérieusement comme l’équivalent d’un logiciel anti-virus.
À condition de considérer le « villain » comme un virus, comme un antagoniste.
Vraie-fausse publicité
Mais on peut aussi voir la situation de départ (la société telle qu’elle est à l’instant T) comme un programme donné, et l’action du supposé (ou avéré) « villain » comme la volonté d’installer un nouveau programme. Toujours donc, dans une optique informatique. 

Et à partir de ce moment-là, le « villain » d’un bon nombre de fictions et pas seulement dans THE HYPERNATURALS, peut être vu comme un programmeur (dans le cadre de la programmation informatique) dont le travail consiste à définir des actions, à prévoir ce qui va ou ce qui peut se passer avant d’écrire le code du (nouveau) programme : domination du monde ou éviction d’un A.I. (liste non exhaustive). Le programmeur et le « villain » écrivent (au sens littéral du mot programme) par avance l’un donc, un code l’autre un plan. Voir à ce sujet un excellent article qui rejoint mes propres préoccupations dans le cadre des films de James Bond : (Pour en savoir +).
Remarquez le travail sur les phylactères
Le criminel par exemple dans un « whodunit » (et pour l’instant THE HYPERNATURALS a toutes les apparences d’un « whodunit ») programme son crime à l’avance, il envisage toutes les possibilités pour réussir son forfait, et échapper à son arrestation. 
Faire du « villain » un programmeur, « explique » aussi autrement que par la seule vanité ou l’imbécillité, sa propension à décrire son machiavélique plan aux héros : la satisfaction qu’il retire de ce qu’il fait tient plus au programme en lui-même, qu’à sa réalisation. 

Plusieurs autres constatations me confortent dans une écriture sous influence informatique.

 .... Nous apprenons ainsi dans n°4 de la série qu’en fait de téléportation dont j’ai parlé dans mon précédent commentaire©™ il s’agit plutôt d’une action de type copier/coller, où la source de ce qu’on copie doit cependant disparaître sauf à créer la situation que les membres des Hypernaturals (l’équipe de Clone 21) rencontrent, lors d’un flashback.
Un échantillon du travail sur les onomatopées
Et à propos des Clones (dans le présent de la série Clone 46 a disparu et Clone 45 va peut-être reprendre du service) une sorte de lignée dynastique si je puis dire, ceux-ci tirent leurs capacités hyper-naturelles de ce qui ressemble pour l’instant à une base de données. 
Avec cependant une restriction (que je vous laisse découvrir). 

 …. Mais THE HYPERNATURALS c’est aussi une écriture séquentielle très aboutie. 

J’en veux pour preuve le numéro 2 de la série qui s’ouvre sur une situation assez banale dans le cadre de ce genre de récit : deux personnages font face à une ou plusieurs menaces, alors que, comme dans tout bon comics mainstream, ils trouvent le temps de discuter. 
Enchaînements dynamique, voix off décalée, et soudain PAF ! : la situation devient franchement extraordinaire grâce à un « travelling arrière ». En 6 pages. 

À cela s’ajoute un chouette travail sur les onomatopées (voir supra), sur les phylactères, et quelques expressions idiomatique : « Holy Quant ! », « Frag you ! », etc. (qui ajoutent à l’immersion du lecteur) à la manière de ce qu’on peut trouver par exemple (école anglaise oblige), dans la série Judge Dredd (Pour en savoir +) . 

Pour l'instant cette série est une belle réussite, et on le doit bien évidemment à Lanning & Abnett, mais aussi à Brad Walker, Tom Derenick, Andrea Guinaldo, Stephen Downer et Ed Dukeshire.
[-_ô]

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

David Galula et la théorie de la contre-insurrection [Driss Ghali]

D avid G alula (1919-1967) est un stratégiste français, passé par Saint-Cyr , qui a participé à la seconde Guerre Mondiale, et à la guerre d'Algérie.             Attaché d'ambassade en C hine auprès du colonel J acques G uillermaz à partir de 1945, puis membre de la commission spéciale des Nations Unies dans les Balkans , il a l'occasion d'observer de très près la guerilla qu'y livre M ao T sè- T oung, ainsi que la guerre civile grecque. De 1951 à 1956 il est attaché militaire à H ong-Kong où il rencontre notamment des spécialistes américains et anglais de la contre-insurrection. Laquelle deviendra son champ d'expertise, fort de ce qu'il a appris en Chine et en Grèce .             De 1956 à 1958, il mettra en pratique ses théories en Algérie où il est affecté, et plus précisément dans le djebel Mimoun , en Grande Kabylie .          ...

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

Citizen Vigilante [Uwe Boll / Armie Hammer]

Interdit en Allemagne , ce qui lui a fait profiter de l’Effet Streisand™ (du moins sur X ® ) Citizen Vigilante est donc le dernier film en date du réalisateur allemand U we B oll - « le pire des meilleurs réalisateurs ou le meilleur des pires réalisateurs », a-t-on pu dire de lui.              L’argument du film est celui-ci : un riche Américain, Sanders ( A rmie H ammer, impeccable comme le reste de la distribution), ex-militaire, décide de palier l’incurie du système judiciaire d’un pays d’ Europe en appliquant une justice expéditive en dehors de tout cadre légal ( vigilantism ).              Compte tenu du courage politique d’ U we B oll, son film ne fera pas parler de lui. À l’instar cela dit, de ce qu'il montre.  Car B oll s’attaque à une « vache sacrée » des démocraties occidentales : la surreprésentation de l’immigration de masse dans les crimes et délits. Mais aussi et surtout, la protection dont bénéf...