Accéder au contenu principal

L'Apopis républicain [Michael Rheyss alias Ugo Bellagamba]

Quatrième texte, et à mon avis le meilleur, de l'anthologie Aventures lointaines et d'un sommaire qui propose par ailleurs : Paul J. McAuley, Stephen Baxter et Michael Swamwick ; excusez du peu ! « L'Apopis républicain » démarre comme une uchronie.

            Si la lettre, en date du 23 février 1828, qui ouvre la novella en question n'est pas assez explicite, la découverte que prédit Jean-François Champollion fera un point de divergence qui ne souffrira lui, aucune hésitation. 
Dès le chapitre suivant nous basculons sous le rythme calendaire égyptien, et l'action se déroule aux alentours de Saturne.  
Dépaysement garanti !

Très rythmée l'histoire se partage entre un arrière-plan géo-politique captivant, et une aventure humaine qui ne l'est pas moins. Impossible d'avoir quelque chose de plus important à faire que de lire ces 76 pages une fois dedans.

             Si « L'Apopis républicain » ne souffre aucunement de sa relative brièveté - tout y est pour satisfaire le plus difficile des lecteurs - l'uchronie qu'a créée Michael Rheyss est suffisamment riche pour y inventer de nouvelles histoires sans l'épuiser avant longtemps.  Ce qui n'a pas été fait, je crois, plus de 20 ans après sa première publication en Présence du Futur™.

Pour ceux qui voudraient tenter l'aventure de ce seul texte, il est aussi disponible, en numérique, sur le site de Le Bélial' [Pour en savoir +].
Pour ma part, je l'ajoute avec plaisir à mes lectures du défi lecture lancé par Yogo en début d'année.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spirou de 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par P hilippe M anœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant . Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82. Bonne lecture.

À bout portant [Gilles Lellouche / Roschdy Zem / Fred Cavayé]

« C’est du cinéma, on est donc dans la réalité + 1 ou + 2 »  F red C avayé  L’épuisement d’histoires originales, et la production exponentielle de fictions nécessitent d’élaborer des stratégies de mises en récit attractives pour captiver le public.              Plonger directement les spectateurs d’un film « au cœur des choses » est toujours payant. Surtout si en plus, comme dans le cas du film réalisé par F red C avayé, les personnages et le contexte, en un mot l’histoire, bénéficie de l’effet IKEA ® .  L'effet en question est un biais cognitif documenté par M ichael N orton, dans lequel les consommateurs accordent une plus-value aux produits qu'ils ont partiellement créés (les meubles de l'enseigne bien connue).  Ici, la chronologie (chamboulée par l'ouverture du film in medias res ), les tenants et les aboutissants du scénario (dévoilés au compte-goutte) nécessitent que le spectateur participe activement au storytelling du film qu'il regarde.  L'effet IKEA ®