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Quand l'ombre se répand sur la Maison Jaguar [Aliette de Bodard / Camille Thérion]

Au sommaire de la revue Galaxies (nouvelle série) n°13/55, « Quand l'ombre se répand sur la Maison Jaguar » est une novellette que j'ai lue sur un malentendu.
Je croyais, avant, et même pendant sa lecture que « la Maison Jaguar » faisait partie du cycle dit des « Chroniques Aztèques (alias Obsidian & Blood) », dont (seul) le premier roman a été commercialisé par les éditions Panini Book/Éclipse.
Que nenni !

Contexte :

            « la Maison Jaguar » est un texte qui se rattache à l'univers de XUYA. Un empire galactique qui prend le Vietnam et la Chine comme modèles. Alors que l'action s'y déroule dans un avenir lointain et ressortit au Space-opera.
Surprise, « la Maison Jaguar »se déroule à Tenochtitlan, la capitale de l’empire Mexica. À une époque qui m'a semblé plus contemporaine qu'un futur lointain.
La solution à cet imbroglio se trouve dans un entretien que l'autrice a accordé à la revue Angle Mort, dans son douzième numéro [Pour en savoir +].

Aliette de Bodard y explique que XUYA a deux chronologies : celle faite de Space-opera inspirée de la culture confucéenne et bouddhiste et qui se déroule dans l'avenir.
Et une autre, quasi contemporaine donc, qui s'intéresse à un empire Aztèque tourné vers la science ; dans la novelette qui nous occupe, il est ainsi question de nanotechnologie. 
Mais une société qui aurait conservé ses croyances ancestrales, dont les sacrifices humains.

XUYA est un univers uchronique, dont le point de divergence, si j'ai bien compris, est la découverte du continent américain par la Chine, 80 ans avant l'arrivée de Colomb.
Donc rien à voir avec les « Chroniques Aztèques »

Mon avis sur : « la Maison Jaguar »   

            Sur la longueur d'une novellette ce mélange de technologie avancée, d'espionnage, de lutte de clans entre différentes « Maisons », et de violence. En effet les « précieuses figues de barbarie de l’aigle » et « l'eau de jade », c'est-à-dire les cœurs humains et le sang sont toujours à l'ordre du jour, pour ne pas risquer de « faire chuter toutes les étoiles sur nous, ces monstres impatients de nous déchiqueter » (traduction de Camille Thérion). Ce mélange, à première vue incongru, fonctionne très bien.
J'irais même jusqu'à dire qu'il provoque une montée de sense of wonder pas désagréable du tout.

            Au final donc, « Quand l'ombre se répand sur la Maison Jaguar » a été un très bon moment de lecture. Qui m'a donné envie d'en savoir plus sur cet univers, et sur cette autrice que je viens, pour le coup, de découvrir. 
Un joli tiercé ! 

<On lira avec un intérêt certain l'interview qu'a donné Aliette de Bodard à l'excellent blog L'épaule d'orion
Et une novelette qui rejoint le Maki Project 2020©.   

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