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Endeavour (S04-E01)

…. Fruit de l’imagination d’un enseignant de grec et de latin britannique, l’inspecteur Morse d’œuvre littéraire, est passée avec beaucoup de succès au format télévisé. 
À tel point que la petite lucarne a donné naissance à deux autres séries (ou spin-off): 
Inspecteur Lewis, qui suit les enquêtes de son fidèle adjoint devenu lui-même inspecteur : 9 saisons au compteur et un rôle tenu par Kevin Whately durant 30 ans. 
Les enquêtes de Morse, où ce sont les premières années de Morse en tant que simple agent de police à Oxford, qui sont relatées (une sorte de prequel). 
La quatrième saison est en cours de diffusion. 
Ces deux séries sont totalement inédites par rapport au travail de Colin Dexter, tout en étant d’aussi grande qualité que peuvent l’être ses romans (du moins ceux que j’ai lus), et les 33 épisodes de la « série-mère ».

Les Enquêtes de Morse (Endeavour) 

…. Série légèrement feuilletonnante de 4 épisodes par saison (+ un pilot), Endeavour (le prénom jamais prononcé – ou presque - de Morse) se déroule à Oxford et ses environs, au milieu des années 1960. 
Chaque épisode reprend, peu ou prou, un schéma actanciel identique, dont la grande force est de ne justement jamais donner l’impression d’histoires ronéotypées. 
Le milieu dans lequel se déroule chaque enquête est différent, et soigneusement reconstitué. Du moins me donne-t-il le change. 
Le modus operandi et les criminels sont également soignés, et tout aussi divers que les faits auxquels ils sont associés. 

La série bénéficie en outre d’une distribution haut de gamme. 
Les personnages sont très incarnés et un soin méticuleux a été apporté à leurs relations et à leurs interactions, qui s’insèrent avec une réelle pertinence dans une intrigue sinon feuilletonnante qui du moins englobe les différentes saisons.
Rien n’est laissé au hasard, ni les décors ni les ambiances.
Certains épisodes flirtent avec le fantastique, d’autres plus intimistes, mais à chaque fois une même réussite ajoutant du leste à l’immersion des spectateurs.

Et si les femmes occupent des rôles secondaires, celles qui participent à l’aventure sont des personnages devenus indispensables, et brillamment mis en valeur, dans les différents milieux où elles évoluent : famille, poste de police, rédaction d’un quotidien ; pour les rôles récurrents de la série.
Tout en restant à « leur place ». 

En effet, si nous sommes dans le milieu des années 1960, l'émancipation du sexe dit « faible » n'était une donnée également partagée partout, et par tous.

Et si le contrat tacite de ce type de scénario stipule l'impossibilité de la mort de l'enquêteur, ici renforcé par notre connaissance de ses enquêtes ultérieures et de sa carrière à venir, il n'en reste pas moins que les enjeux et le brio de la mise en scène maintiennent un fort degré de suspense même quand la vie de Morse est en jeu. 
…. Certainement moins connu que le Doctor Who ou Hercule Poirot, l’univers cathodique imaginé à partir des romans de Colin Dexter vaut pourtant largement le détour Ainsi que la matière première à partir de laquelle ils ont pu exister, cela va sans dire. 

La télévisons britannique n’est pas avare en séries de qualité, et Les Enquêtes de Morses (Endeavour) n’est pas de celle qui brisera tout le bien que j'en pense.

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