Accéder au contenu principal

La survie de Molly Southbourne [Tad Thompson / Jean-Daniel Brèque / Aurélien Police]

Dans ma critique du précédent tome [Pour en savoir +], de ce qui devrait être, je crois, une trilogie, j'accordais ma confiance à Tad Thompson, malgré la relative déception à la lecture de son histoire.
Hélas la suite m'aura donné tort.

            Si Les meurtres de Molly Southbourne ne s'embarrassait guère de crédibilité interne, « La survie de Molly Southbourne » ne s'y intéressera pas non plus.
Tout ce qui rendait pénible la lecture du premier tome, s'y trouve encore (amplifié par le souvenir mitigé du tome précédent).
Si Les meurtres de Molly Southbourne nécessitait, non pas de suspendre son incrédulité, mais d'oublier jusqu'à l’existence même du concept, cette suite est encore incohérente
Les situations les plus invraisemblables s'enchaînent, au mépris de toute logique, à un point tel que, plus j'avançais, plus la 118ème et dernière page semblait s'éloigner.

Une fois atteinte, je devais me faire une raison ; j'avais passé, avec Tad Thompson, bien trop de temps à en perdre. 
Cela dit, au vu des retours, étant l'un des seuls à exprimer ma déception, la cote reste en faveur de l'auteur.
Mais ça se fera sans moi.

Une novella qui s'ajoute néanmoins à ma liste de lecture du défi-lecture en cours.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Blade Runner (vu par Philippe Manœuvre)

Après vous avoir proposé Star Wars vu par le Journal de Spirou de 1977 (ou du moins d'un des numéro de cette année-là), c'est au tour de Blade Runner vu par P hilippe M anœuvre en 1982 dans les pages de la revue Métal Hurlant . Il va de soit qu'avec un titre tel que : "C'est Dick qu'on assassine" le propos de l'article ne fait pas de doute. Pour rappel, le film est sorti en France le 15 septembre 1982, Métal Hurlant au début de ce même mois de 82. Bonne lecture.

SKEUD [Dominique Forma]

Johnny Trouble est le roi du vinyle pirate, fruit d'enregistrements qui ne le sont pas moins. Des galettes vendues sous le manteau, jamais commercialisées par les maisons de disques. Le « skeud » (ou disque en verlan) du titre du premier roman de D ominique F orma. Qui pour sa réédition chez Rivages™ en 2015, a été un poil ripoliné par l'auteur.             D ominique F orma est un individu atypique dans le paysage culturel hexagonal.  Au début des années 1990 il part aux U.S.A. sans plan de carrière, et se retrouve music supervisor au sein de l'industrie du cinéma. Il en profite pour apprendre la mise en scène et l'écriture sur le tas, et après un court-métrage s'impose réalisateur sur l'un de ses propres scénarios. L'aventure, avec rien de moins que J eff B ridges au casting , ne tournera pas à son avantage, j'y reviendrai prochainement. En attendant, de retour en France , en 2007, il contacte P atrick R aynal sur les conseils de P hilippe G arnier

La Famille Winter [Clifford Jackman / Dominique Fortier]

Itinéraire sanglant d’ex-soldats de l’Union, de civils, et d’un esclave ; un groupe disparate auquel se joindra, au fil du temps, d’autres individus de la même trempe, et qui sera connu sous le surnom de « famille Winter », de 1864 à 1900, le fix-up de C lifford J ackman est une réussite totale.  Le résultat qu’aurait pu produire la rencontre entre La horde sauvage et Gangs of New-York .              Rédigé à partir d’une nouvelle ( Oklahoma 1891 ) à laquelle le jeune auteur canadien ajoutera d’autres courts récits, liés par de brefs résumés, pour finalement prendre la forme d’un roman (la définition même du « fix-up ») intitulé donc « La Famille Winter ».  Une somme à laquelle il est intéressant d’ajouter une autre nouvelle California 1901 , disponible séparément * , pour former un tout cohérent.              Des États-Désunis aux champs pétrolifères californiens, en passant par les « guerres indiennes », C lifford J ackman convoque aussi bien les groupes de vigilantes au service