samedi 7 mai 2011

The Jungle Rot Kid on the Nod (3)



... L'Engin-Gorille tripote la serrure de la vielle cabane que John Clayton a construite lui-même. Son regard traverse la fenêtre. Ses yeux sont rouges comme deux diamants dans le cul d'un jeune eunuque. John Clayton se rue à l'extérieur, une hache à la main, y compte faire des brindilles avec les os de l'anthropoïde.

... Les grosses pattes velues, costaudes comme celles d'un fourgueur de came, l'envoient valdinguer plus loin. L'haleine du singe empeste l'atmosphère. Il doit fumer des peaux de bananes. Whoo ! Whoo ! Le Gorille-Express franchit le tunnel noir de mon rectum en tintinnabulant. Les hémorroïdes éclatent comme des tomates pourries, en geignant doucement. La mort vient. Vient. Vient. Orgasmes sanglants brûlants. Pas une mauvaise façon de mourir.... mais il ne violera pas mon âme blanche et pure... est-il trop tard pour d'entendre avec l'Engin-Gorille ? Pour lui donner mon titre de Lord, ma Jaguar, mon château médiéval, mon vieux valet de chambre, ma loge à l'opéra... ma tante de pisser (1)... et qui prendra soin du bébé, qui assurera la pérennité de notre nom ? Vive la bougerie ! (1)
Coupure/
... Vingt ans après, cet enfoiré de fils de la jungle est sur la piste de l'assassin de Maman-Singe, qui l'a enlevé de son berceau et l'a élevé dans l'amour, l'obéissance, la sécurité et son souvenir est encore tiède des mamelles velues et du lait non-pasteurisé.. le Kid se balance de liane en liane, plus rapide que de la merde de babouin tombant dans un cor de chasse en étain. Des colonnes de fourmis font le blitzkrieg avec lui comme des guérilleros de l'intérieur ; ces bestioles rouges sont des pensées matérialisées de la Mère-Fourmis monstrueuse de Nebula du Crabe, en guerre contre la petite planète Peoria (2), Terre.
... Sur son dos Nkima le singe bouffe les bestioles, en bousille quelques trillions d'une même bouchée, et la Mère-Fourmis ferme pour la journée sa boutique galactique.....
... Le Kid jette son lasso autour de l'assassin au cul noir et le tire par le cou en haut de l'arbre, au regard de Dieu et des indigènes du coin - qu'on appelle en dialecte singe des gomangani.
... - T'es allé trop loin cette fois, dit le Kid en découpant le trou du cul du tueur à l'aide du vieux couteau de chasse de son père, et en l'enculant à la manière turque, tandis qu'il agonise dans des secousses rock n' roll.
... Comme du métal en fusion le foutre congolais gicle et dégouline sur les gomangani, qui crient : Z'avez vu ça !
... Le vieux sorcier camé crache ses poumons dans le matin gris et malsain de l'Afrique, traînant ses panards dans la poussière argentée du vieux Kraal.
... - Quoi ? Mon fils à moi, tué, zigouillé par li Seigneu' d' la jungle ?
... Les tam-tams résonnent comme les tempes d'un ivrogne mal réveillé.
... Chopons le Blanc !
... Le Kid, qu'on appelle parfois Genicide John, liquide ces connards de gomangani en moins de deux. C'est dommage de gaspiller toute cette chair à saucisse noire, dit le Kid, mais c'est la loi de la jungle. Noblesse oblige.
... - Y en a marre de tou' cett' merde, disent les indigènes avant de se tirer.       

(1) En français (? ? ? )dans le texte.

(2) Ville où réside P.-J. Farmer, dans l'Illinois.

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