mercredi 25 janvier 2017

All-New Deapool n°008 (PANINI)

ALL-NEW DEADPOOL n° 008

Kelly et McGuinness reviennent pour poursuivre les aventures du couple Spider-Man/Deadpool !
•Deux nouveaux épisodes de Mercs for Money par Bunn et Espin complètent le sommaire.
+ Une longue aventure de Deadpool tirée d'un Bi-Annual, signée Scheer & Giovannetti, et Espin !

Traduction : Jérémy Manesse
Lettrage : Laurence Hingray & Christophe Semal
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Mensuel, 4,90 EUR, 96 pages (Contient les épisodes U.S : Spider-Man/Deadpool #8, Deadpool & the Mercs for Money #3 & 4, et Deadpool Bi-Annual #1)

Sortie le 3 janvier 2017

.... Bon j'ai fait l'impasse sur la série de Joe Kelly & Ed McGuinness, une série que j'ai un peu laissée en jachère pour l'instant. 

La belle surprise de ce numéro (et pour moi sa meilleure histoire) est celle du bi-annual écrit par Nick Giovannetti & Paul Scheer. 
2 scénaristes qui me sont totalement inconnus (j'ai depuis appris qu'ils ont écrit, ensemble, Aliens vs Parker chez Boom!), ce qui ne les a pas empêché de mettre en scène l'un des meilleurs team-up que j'ai eu l'occasion de lire. 
Avec comme me le confiait Le Doc, des héros pour le coup, complètement oubliés : la Brute Force.


CHARLIE VIOLA* : À la fin de 1989, en tant que concepteur dans l'industrie du jouet et avec une expérience à la télévision, j'ai approché Marvel avec quelques idées qui pourraient fonctionner aussi bien en BD, que sous forme de dessins animés et aussi de jouets. Marvel était alors intéressé pour aller dans cette direction à ce moment-là, et j'ai donc rencontré l’editor-in-chief Tom DeFalco et l’éditrice Judy Fireman pour leur montrer quelques concepts.
Ils ont tous les deux aimé le personnage du dauphin que j'avais créé. 
Il avait un costume bionique qui lui a permettait de se déplacer sur la terre et d'utiliser manuellement de l'équipement. Il pouvait communiquer avec les gens par l'intermédiaire d'un traducteur qui convertissait ses cris de dauphins en paroles humaines. 

Tom DeFalco voulait que je crée une ligne de personnages/animaux semblables, et aussi des véhicules. 

Voilà comment est né le projet Brute Force.
Avec Bob Budiansky qui avait écrit la série dédiée aux Transformers et la supervisait comme editor, et Sid Jacobson, qui était alors l'editor de Star Comics**, ont s’est mis au boulot. 
À nous cinq nous avons fini par créer une équipe de héros animaux dont la mission principale était de protéger l'environnement. 
Mais la nouvelle direction – suite à des changements de propriétaires - a jugé que se serait une perte de temps et d’argent que de promouvoir des personnages inconnus. 
Alors qu’il était plus facile de se concentrer sur Spider-Man ou Hulk, par exemple. 
Malgré tout Marvel a publié une mini-série pour tester le marché, mais notre cible à nous était les enfants qui regardaient les dessins animés du samedi matin, pas la tranche d’âges des lecteurs de comic books qui lisait Hulk ou Spider-Man

Charlie Viola pense aussi que l’idée d’animaux anthropomorphiques protégeant l’environnement était une bonne idée, mais qu’elle est venue bien trop tôt. 

Le scénario de la mini-série a été écrit par Simon Furman (qui écrivait alors pour l'éditeur la série Transformers), et qui pense aussi que Brute Force n’a pas ciblé la bonne tranche d’âges notamment avec un scénario bien trop compliqué. 
Et il faut croire que le lectorat des Transformers ou de G.I Joe n’était pas intéressé par Brute Force
Le label Star Comics qui s’adressait aux 5-6 ans aurait été peut-être, plus approprié. 
Le dessin avait été confié à José Delbo, qui lui aussi s’est occupé des Transformers dans les années 1988-1990.
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*Charlie Viola a aussi écrit des scénarios pour des BD comme Heathcliff pour Marvel, The New Kids on the Block pour Harvey Comics, et The Flintstones, The Jetsons, et Yogi Bear pour Archie Comics

**Star Comics était une ligne de BD qui adaptait les dessins animés pour les enfants de 5-6 ans, et mettait en scène des histoires à partir de jouets. 

SOURCE principale.
.... « On n'est pas des bêtes » le team-up en question, de Nick Giovannetti & Paul Scheer, s'en donne à cœur joie. Même pour du Deadpool pur sucre, c'est bien barré.

Le traducteur Jérémy Manesse y va aussi de son imagination et propose un « Bonne soirée et à dauphin » en lieu et place de « Have a whale night ».
Mais si je peux me permettre il rate (façon de parler) un jeu de mots tout aussi potache dans ce dialogue :
- (Le directeur de Water World) : « Lui c'est Cœur de Lion. On pense que c'est le chef. »
- (Deadpool) : « Il ferait un carton sur Youtube »
J'aurais plutôt mis dans la bouche de Deadpool (beurk !) un : « Pas de quoi en faire un fromage. ».
Pas vous ? (fromage / Cœur de lion)

Donc ressortir Brute Force n'a pas fait peur à notre duo de scénaristes, et le jeu en valait largement la chandelle. 

.... Je ne peux pas en dire autant des Pros à payer de Cullen Bunn, qui s'il a des idées amusantes, peine selon moi à les rendre attractives. 
Les couleurs de GURU-eFX ne font rien pour améliorer le résultat. 
Ainsi Salva Espin, le dessinateur des deux histoires s'en sort-il mieux sur le team-up avec Force Brute grâce aux couleurs de Veronica Gandini que sur Les Pros à payer (je croyais d'ailleurs - avant de vérifier les crédits - qu'il ne s'agissait pas du même dessinateur). 

.... Un numéro qui vaut essentiellement pour « On n'est pas des bêtes », une histoire pour tous ceux qui veulent s'en payer une bonne tranche (et lire un sacré dénouement 
[-_ô]). 
Et c'est pas du flan !

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