dimanche 1 janvier 2017

2017 : Le Stalinverse (Valiant)


…. 2017 ! 

Il m’a semblé amusant – et de circonstance – de commencer l’année par la lecture de l’événement made in Valiant du moment, à savoir la transformation du cadre imaginaire de l’éditeur de BD new-yorkais - et de son folklore - au travers de l’un des avatars de la révolution bolchevique qui je le rappelle, a eu lieu il y a presque cent ans. 

En effet, 1917, autrement dit l’an 1 du vingtième siècle verra l’avènement d’un événement majeur de notre Histoire : la révolution d’Octobre.

Valiant s’adonne donc au sport éditorial le plus en vogue de la bande dessinée américaine – la réécriture de son univers - et participe donc  - à sa manière - à la commémoration qui ne manquera pas de secouer les 365 jours qui viennent, en instaurant dès à présent un Stalinverse
Si l’annonce m’avait paru très prometteuse, force m’est de reconnaître que le premier numéro - en vente depuis le 21 décembre 2016 outre-Atlantique - que j’ai donc lu aujourd’hui, est particulièrement décevant. 

Son scénariste, Matt Kindt, y enfile les clichés avec une abondance que je trouve aussi fastidieuse qu’inquiétante, et fait d’un pitch potentiellement riche un « village Potemkine » éditorial à nul autre pareil. 
Le dessinateur Trevor Hairsine participe à l’entreprise avec son talent habituel, et renforce - à son oeuvre défendant - ma comparaison avec la légende historique qui s'imposait, vu le contexte. 
Certes, il y a bien une ou deux idées dont je suis curieux de voir ce qui va en être fait, mais pour l’instant n’importe quel arrière-plan idéologique aurait pu accoucher d’un tel scénario. 
Le stalinisme n’y est qu’un alibi sous-titre, que par ailleurs Matt Kindt ne prend même pas la peine de rendre opérationnel, d’une façon ou d’une autre. 

.... Si les autres séries liées à Divinity III sont aussi peu réjouissantes & intéressantes que celle-ci, le Stalinverse ne risque pas d'être plus qu'un simple « blip » sur le radar de la production culturelle de masse, ou pour le dire autrement une « Bérézina » d'opérette, dont je n’attendrai sûrement pas la conclusion avant de passer à autre chose.

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