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L'esprit de contre-addiction [Alain Damasio / Clément Vuillier]

2020 A.D.

• Le contexte :
            La nouvelle, inédite, intitulée « L’esprit de contre-addiction » d’Alain Damasio est au sommaire d’un hors-série du magazine Socialter™, dont l'écrivain est aussi le rédacteur-en-chef.
Un numéro qui a été financé par un appel aux dons des internautes, selon la formule bien rodée maintenant du crowdfunding. Et dont le résultat a été une campagne qui a explosé les compteurs. Voyez vous-même : 4 906 euros d’engrangés sur les 400 nécessaires.

Pour comprendre, en partie, cet engouement, il faut savoir que, Les Furtifs, le dernier roman en date d’Alain Damasio, s’est vendu (à ma connaissance) à plus de 120 000 exemplaires.
Et que l’écrivain est « dorénavant une parole publique ».
Du moins si on en croit la page de présentation du hors-série en question, et la notoriété du romancier qui dépasse largement les frontières de la SfFF. On a pu ainsi le retrouver dans les pages du Canard Enchaîné, pour un tout autre sujet que ses romans.
• La nouvelle :
« Le vrai défi imaginaire aujourd'hui, pour un écrivain, c'est d'affronter ce chaos probable des délitements en le mettant finement et conflictuelle ment en scène, en récit ou en son - et en faisant éprouver ses dépassements possibles.» 

            Illustrée par Clément Vuillier, la nouvelle de 9 pages a visiblement une forme très travaillée. Alain Damasio est d'ailleurs connu pour recréer jusqu'à la typographie et la ponctuation de ses romans. « L’esprit de contre-addiction » ne va pas si loin, mais sa lecture laisse l'impression d'un texte très écrit.
Ce qui, vu sa brièveté, passe très bien.

Reste l'histoire en elle-même.

             Et là, même sans avoir la prétention de reprocher à l'auteur son manque flagrant d'originalité ; il est en effet difficile de faire de l'inédit dans un genre aussi exploité que la Sf. Force est de constater que Damasio y redécouvre l'eau chaude. Ou, dit plus poliment, « L’esprit de contre-addiction » est un récit qui ne m'était pas destiné.
Car outre le maniérisme du texte, celui-ci est aussi, visiblement, le véhicule d'un message. Qui pour le coup m'est apparu très « cul-cul la praline ».
Quand bien même se pare-t-il, d'un vocabulaire « câblé » et de personnages dignes d'une rencontre du 3ème type, plutôt réussis. Et respectivement très antipathiques. 

Difficile pour moi de croire que ce texte est sensé participer à « une guerre des imaginaires », dont A.D. nous dit, dans l'entretien qu'il a accordé aux hors-série qui l'accueil, qu'elle est déjà engagée. 

En tout cas ce n'est pas avec elle qu'il risque de la gagner. 

Une nouvelle qui s'intègre sans contre-indications dans le défi lecture lancé par l'ami Yogo depuis don blog.  

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